lundi 31 mars 2008

L+C=?

Un sentiment un peu anonyme. De la jalousie ? Oui, sans doute, une jalousie terrible. Une grande tristesse aussi. La deprime du perdant ? La peur d'etre un looser ? L'idee irreelle que toute femme qui est avec un autre homme que moi represente un sanglant echec personnel ? Un grain contre ma Wolonte de posseder toutes les personnes de mon entourage ?

D'ailleurs, elle est etrange, cette volonte de pouvoir sur les etres humains. Pouvoir. Je viens de sortir le mot, je n'y avais jamais reflechi comme tel. Derriere cet horrible moyen de la manipulation, il y a ma recherche personnelle de pouvoir. Moi qui croyais que seuls les hommes politiques y etaient vraiment accrocs... Encore un truc dont je ne suis pas fier : je suis un homme avide de pouvoir. Sur les femmes, sur les hommes, sur l'ensemble de mon entourage. C'est assez horrible de realiser ca.

Bref, puisque le sujet derive la dessus. On peut donc interpreter la haine, ou pour faire plus general, les sentiments exacerbes que j'eprouve chaque fois que mon chemin croise leur route, comme ma colere de ne pas avori reussi a tout controler. A n'avoir su faire de L une soupirante inconsolable, a avoir fait de C un roitelet minable mais au status social intra-colocation superieur au mien !

Et tout est une question de representation. Si j'en crois L, ce qui reste a prouver, je suis plus important pour elle que C. Oui mais voila : tant que j'ai un status social eleve, c'est a dire, disons, que tout le monde sait que je la culbute, tout va bien. Sinon, je me sens l'ame d'un looser ! Il y a cependant une autre facon de voir les choses : Je me sens bien si les representations sont reunies pour que je puisse avoir confirmation des sentiment que L eprouve pour moi. Si nous couchons ensemble, ou si je la vois tous les soirs pleurer de tristesse engendree par mon mutisme, alors, victoire ! Je suis un homme heureux car j'ai recu la sainte confirmation que je suis quelqu'un d'important pour elle.

Dans un cas comme dans l'autre, soyons honnetes, ce qui a coule il y a trois semaines, c'est mon estime de moi. Et je suis parti avec. Et j'ai sans doute lache ma bouee, en demandant a Laura de ne plus m'ecrire. Car la seule chose qui pouvait resoudre tout ca, c'est sans doute quelques longue conversations avec elle. Si elle me revend un peu d'amour propre, j'ai une chance de revenir...

C'est vrai qu'il reste des incomprehensions. Mais elles sont exacerbees par la situation. Que deux personnes decident de se mettre en couple bien qu'elles n'eprouvent pas de sentiments n'est pas nouveau, et en soi, loin d'etre blamable. Et si c'est dans une colocation, meme si c'est plus discutable, ca reste leur liberte. Et Dans notre situation, encore une fois, premier amendement.

Cette situation est un fait. Comment arranger les choses ?

1/ Attendre que ca vienne d'eux. Indeniablement, c'est ce que je fais. Mais vu que je leur ai demande de ne pas communiquer avec moi -c'est con hein ?!- c'est mal barre. Quelque part, les limites etant faites pour etre depassees, j'espere n'importe quoi qui puisse me faire du bien. L'ideal etant bien sur une sorte de "Putain Loic merde reviens dans la coloc on t'aime et on a envie de vivre avec toi et ton humour de merde alors arrete de faire ton connard, reprends toi, on tient a toi, accroche toi a ca et allons nous matter les simpsons". Le probleme, c'est que ca n'arrivera pas, pour les raisons exposees ci-dessus (ceci dit, ca serait encore plus beau, la transgression aidant).

2/ C'est a moi d'arranger les choses. En fait, ca reproduit un schema pre-existant, puisque j'ai quand meme en moi cette inquietante habitude de me casser et de ne jamais revenir quand ca va pas (apres une petite colere de merde). Sauf que cette fois, c'est chez moi. Et on va ou lorsqu'on veut se casser de chez soi ? On reste parce qu'on n'a pas le choix... Comment revenir ? A priori, il y a des dizaines de facons, brutales ou moins brutales. la question est : comment faire pour que ca me fasse le moins mal possible ?

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